Le “Ki”, principe d’énergie en Aïkido.

Dans tous les budo japonais, la notion de ki est présente, mais peu explicitée. Un peu comme une notion naturelle qui ne mériterait pas d’attention particulière. L’aïkido, qui porte le mot au sein même de son nom, utilise cet élément dans sa pratique.

Qu’est-ce que le Ki ?

Pour commencer, il s’agit d’un mot que les chinois utilisent depuis plus de 3 000 ans. Car dans le grand dictionnaire des caractères chinois, il existe 10 formes anciennes de ce caractère, avec 23 définitions différentes. C’est pourquoi il n’est pas aisé de donner au Ki une définition claire et restreinte.

Décomposition du kanji "ki"

Cependant, la décomposition du caractère nous révèle ses caractéristiques : la vapeur s’échappant d’une céréale qui chauffe. De même, la botte de céréale évoque la nourriture, nécessaire à la vitalité. Enfin, le fumet, fait référence au mouvement ascendant que permet la transformation, au caractère impalpable et dynamique.

Nous pouvons donc désigner le Ki comme un fluide imperceptible, qui est la source de la création, de la formation et de l’animation de l’univers, et de toute chose ou être.

Pour se rapprocher du sens oriental, la racine grecque “energeia” désignant la vitalité, la force (physique ou mentale), et la vigueur. Mais encore du “pneuma” des philosophes grecs en tant que souffle de vie. Nous pouvons donc désigner le Ki comme un fluide imperceptible, qui est la source de la création, de la formation et de l’animation de l’univers, et de toute chose ou être. Il agit sur l’univers, et « coagule » tout ce qui le compose : minéral, végétal, corps, mobile ou non, en vie ou non.

Maître Ueshiba et sa définition du "ki"

Selon Maître Ueshiba, le “ki” est : “la source de la créativité exprimée dans la forme du yin et du yang(Lao tzu), la plénitude vitale de la vie (Huaninan-tzu), le courage provenant de la rectitude morale (Mencius), la force divine qui pénètre toutes choses (Kuan-tzu).

La meilleure définition que nous puissions, finalement, donner au Ki est celle qui correspondra à notre perception personnelle de ses manifestations naturelles, et qui découlera de notre propre observation et ressenti. Ceci, dans les quatre mouvements qu’emprunte le Ki dans notre corps : montée, descente, pénétration, expulsion.

L’Aïkido et le “ki”

De même que les autres budo japonais, l’aikido fait référence au ki, au point qu’il fasse partie intégrante de son appellation. Lors de la pratique, on l’utilise souvent sous l’expression « kokyu-rokyu » (souffle-énergie).

Schéma du principe de centralisation du « Ki » (dessin de Roberta Faulhaber)
Schéma du principe de centralisation du « Ki » (dessin de Roberta Faulhaber)

Sachant que le Ki relie entre eux chaque être et chose de l’univers, deux combattants adversaires sont reliés par ce Ki. Sur ce postulat, l’aikido propose d’utiliser le Ki de l’adversaire « contre » lui. Dans le but ultime d’unir les énergies des combattants pour qu’ils deviennent partenaires. Avec pour conséquence la disparition de l’agression, et la naissance d’un travail commun. Car c’est l’essence même de leur pratique, ne pas se servir de sa force musculaire pour employer le ki, le kokyu.

Le ressenti du fondateur de la Ki no Kenkyukaï, « Société de recherches sur le Ki »

Koichi Tohei Sensei fut médusé par la maîtrise qu’avait O’Sensei dans l’utilisation du Ki.

C’est ainsi que Koichi Tohei Sensei fut médusé par la maîtrise qu’avait O’Sensei dans l’utilisation du Ki, notamment « par la manière dont il projetait ses attaquants sans utiliser de force ». Il fut le premier 10ème dan délivré par O’ Sensei, et instructeur du Hombu dojo durant 18 ans.

Ensuite, il a étudié toute sa vie l’interaction entre mental, tonicité et relaxation pour comprendre les moyens d’utiliser cette « non-force ». Dans son enseignement, il mettait en avant quatre principes, comme principes d’unité entre le corps et l’esprit :

  • 1-Calmer et concentrer l’esprit au Point Unique de l’abdomen,
  • 2- Relâcher complètement tout le stress du corps,
  • 3- Permettre au poids de chaque partie du corps de s’installer naturellement à son point le plus bas,
  • 4- laisser le Ki rayonner.

En plus des autres points, ce dernier principe aura pour effet de permettre la libérer la circulation du Ki de toute contrainte, conduisant à la parfaite coordination du corps et de l’esprit, pour autant, comprendre un des quatre implique de connaître les trois autres. La perte d’un seul entraîne la disparition de tous.

Schéma de l’extension de la puissance (dessin de Roberta Faulhaber).
Schéma de l’extension de la puissance (dessin de Roberta Faulhaber).

Dans la pratique de l’aïkido :

Finalement, dans la pratique de l’aïkido, nous sommes amenés à fixer le Ki, le maîtriser, et l’optimiser. Il prendra deux aspects : Ki-no-nagare (énergie mentale) et Kokyu (énergie physique). C’est la combinaison des deux qui apportera aux mouvements d’aïkido leur puissance. C’est le fait d’étendre le corps par le biais de cet apport énergétique qui permettra cette puissance.Ainsi, la force de l’Aïkido réside en une maîtrise permanente de l’état de concentration du « Ki » afin que l’esprit guide le corps de manière adaptée à chaque situation, sans qu’une réflexion ne soit nécessaire.

O'Sensei accompagné d'un de ses élèves. À travers le Ki, il et possible de ‘’ressentir’’ les intentions de l’ennemi

En effet, à travers le Ki, il et possible de ‘’ressentir’’ les intentions de l’ennemi. La riposte sera ainsi plus efficace, voire préalable à l’attaque elle-même. On utilise le terme ‘sen’ pour désigner cette action : sensen no sen : attaque anticipant l’action adverse ; go no sen : riposte anticipant l’action et sen no sen : attaque simultanée.

Pour rétablir l’harmonie, dans notre pratique nous utiliserons cette énergie dans le but de le contrôler, lui démontrer l’inutilité d’un combat. Plus l’énergie produite par Uke sera importante, plus l’énergie à mettre en œuvre sera facilement mobilisable. Dès que le pratiquant aura atteint le niveau de maîtrise de cette énergie universelle, aucune attaque ne sera à craindre. En conclusion, en prenant pleine conscience de cette énergie, l’aikidoka arrivera à vaincre sans se battre. Il entretiendra la paix.

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“Aï”, le principe d’harmonie en Aïkido

Le kanji () qui compose le mot Aïkido recouvre les notions de réunion, harmonie, unification, réunir ses forces, faire des efforts communs, conformité, assortir (…). Aï a la même connotation que la mère qui protège son enfant. En fait, ce aï correspond plus exactement à la rencontre harmonieuse, la capacité à harmoniser son comportement entre partenaires. Le aï de l’aïkido n’a de sens que parce qu’une rencontre, une connexion s’établit : pratiquer l’aïkido seul n’a pas de sens.

Nature et Harmonie
Livre Nature et Harmonie sur l’Aïkido, par Mitsugi Saotome Shihan

Saotome sensei explique : “il n’y a pas de kata individuel en aïkido, car l’aïkido est harmonie des relations. Sur le tatami d’ aïkido , vous rencontrerez des gens de différentes origines sociales, de différent statut, de différentes cultures et langages, de différentes opinions politiques ou philosophies religieuses. Ils viennent ensemble non pour entrer en compétition, non pour imposer leurs propres idées aux autres, mais pour apprendre à s’écouter les uns les autres, à communiquer à travers l’ aïkido . Sur le tatami, nous ne pouvons pas cacher notre vrai soi. Nous montrons nos faiblesses comme nos forces. Nous transpirons ensemble, affrontons le stress ensemble, nous nous aidons les uns les autres, et nous apprenons à faire confiance […] Nous sommes tous des individus, mais nous sommes tous une partie de chacun des autres. […] Ceci est l’harmonie.”

Mitsugi Saotome Shihan

En 1946, les Américains interdisent la pratique de tous les arts martiaux au Japon. L’Aïkido fut le premier art martial qui reçut l’autorisation de reprendre la pratique en raison de sa tendance pacifiste. Tout en conservant l’esprit traditionnel du samouraï, Morihei Ueshiba a greffé à sa pratique des éléments plus modernes : Paix, Fraternité, et Harmonie.

Le rôle de l’harmonie dans l’Aïkido

Cet art martial est teinté de réflexion spirituelle, de zen, de shinto. Que nous retrouvons dans l’attachement de ses pratiquants à développer paix et harmonie entre tous les hommes. Là où d’autres arts martiaux parlent d’esquive, de coups ou de mettre K.O., la finalité en Aïkido est de démontrer que le partenaire ne doit pas être détruit. L’action est proportionnelle à l’attaque, et les conséquences calculées. La violence est exclue, et la primauté est accordée au respect du partenaire, et de son intégrité.

Ainsi, les partenaires s’enrichissent mutuellement grâce à cette harmonie, qui leur permet de se construire dans la pratique. Car l’Aïkido n’a pas vocation à apprendre à se battre. Il permet de se préparer mentalement, physiquement, et techniquement, à l’obligation de répondre à une attaque. L’Aïkido a pour objectif d’obtenir le désarmement volontaire de l’assaillant par le découragement au lieu de la destruction. Toutes les techniques s’inscrivent elles aussi dans une certaine harmonie, grâce à des mouvements circulaires destinés à rejeter toutes les formes d’agression dans un vide; Utiliser la force et l’énergie de l’assaillant pour la retourner contre lui. Et lui faire comprendre l’inutilité de son acte.

Kangi “Aï”

De même, l’Aïkido vise à transformer une intention agressive en relation physique et mentale harmonieuse par principe de non opposition. Sans agressivité, chacun de nous conserve tous ses moyens physiques et mentaux pour adopter une réponse adaptée à la circonstance de l’action.C’est pourquoi, logiquement, il n’y aura aucune relation vainqueur-vaincu, aucune notion de rivalité, pas de jalousies. Chacun recherchera son propre équilibre par rapport à lui-même, et à son environnement.

Finalité ?

En conclusion, cette harmonie aboutira à la paix intérieure. Et la richesse de l’harmonie dans la relation permettra une recherche d’harmonie universelle. La sensibilité du pratiquant trouvera à s’épanouir dans tous les domaines de sa vie, et lui apportera cette harmonie créatrice de paix. L’Aïkido permet à son pratiquant d’être en harmonie avec l’univers en faisant de lui un élément intégré à l’univers. Il harmonise son énergie à celle de son partenaire et celle du milieu dans lequel il se trouve.

L ’aïkido protège la naissance et le développement de tous les êtres afin que tous puissent participer à la structuration de l’Univers. Il est le résultat de la volonté de Maître Ueshiba de rendre l’étude des arts martiaux accessible à tous. « d’intégrer par le corps les énergies harmonieuses à l’œuvre dans l’univers ». Car le but avoué de l’Aïkido d’O’Sensei est celui de nous mettre en harmonie avec l’univers, et de faire partie intégrante de cet univers; Ainsi : « Si vous n’êtes pas relié au vide véritable, jamais vous ne comprendrez l’Aïkido ».

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Le Hakama

Le Hakama est le large pantalon que portait ordinairement le samurai.
Le Hakama est le large pantalon que portait ordinairement le samurai.


Le Hakama est le large pantalon que portait ordinairement le samurai.

Contrairement à une idée largement répandue, il n’était pas conçu pour dissimuler les pieds ou donner l’illusion de flotter. Preuve en est : le Hakama était remonté dans la ceinture en cas d’affrontement, de même que les manches du kimono étant retenues par une longue bande de tissu, le Tasuki.

Traditionnellement, le Hakama était l’habit traditionnel de la noblesse nippone. Il conserve dorénavant cette hérédité nobiliaire dans les Arts Martiaux faisant partie de la tradition classique.

Le Hakama, un simple vêtement ?

Par-delà le “simple” vêtement complémentaire aux équipements pour la pratique de l’Aïkido, il symbolise néanmoins ce que les traditions inter-générationnelles ont perpétré. Il représente ainsi la nature du Bushidō.

De nos jours, porter le hakama permet au pratiquant de s’immerger dans la pratique martiale tout en intégrant une posture honorable. Car il décrit notre propre vie par notre façon personnelle de le revêtir, de le porter, de le plier, de l’entretenir, de le ranger.

Tout pratiquant est responsable par son comportement de la réputation de son école (Ryu). Son avancée est symbolisée par sa ceinture et son hakama. Ainsi, son grade représente l’ensemble indissociable d’une triple valeur morale, technique et physique. C’est pourquoi, O’Sensei rappelait que les pratiquants d’Arts Martiaux se doivent de “polir les sept vertus du Budō, reflets de la vraie nature du Bushidō, que les sept plis du Hakama symbolisent” :

Sept plis pour les sept vertus du Budō

Gi (honneur, justice) :

Le sens de l’honneur passe par le respect de soi-même, d’autrui, et des règles morales que l’on considère comme justes. C’est être fidèle à ses engagements, à sa parole, et à l’idéal que l’on s’est choisi.

Rei (courtoisie, étiquette) :

La politesse n’est que l’expression de l’intérêt sincère et authentique porté à autrui. Quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes et d’attitudes pleins de respect et de sollicitude.

Chi (sagesse, intelligence) :

La sagesse est l’aptitude à discerner en tous lieux et en toutes choses, le positif et le négatif. A n’accorder aux choses et aux événements que l’importance qu’ils ont, sans se laisser aveugler ni se départir de la sérénité si durement acquise sur le tatami.

Shin (sincérité) :

La sincérité est impérative dans l’engagement martial. C’est pourquoi, sans elle, la pratique n’est que simulation et mensonge, tant pour soi-même que pour autrui ; l’engagement se doit d’être total, permanent, sans équivoque. La sincérité se constate facilement et l’illusion ne peut perdurer longtemps devant les exigences et le réalisme de la Voie ().

Chu (loyauté) :

Il peut paraître désuet de parler de Loyauté et de Fidélité dans notre société contemporaine alors même que ces valeurs sont le ciment indéfectible de nos disciplines martiales. L’Aïkidoka s’engage, comme le Samouraï envers son Daimyo, à une fidélité totale mais surtout à un respect loyal des règles internes à son École. De même que ces valeurs sont le reflet de la rectitude du corps et de l’esprit du pratiquant.

Koh (Piété) :

La piété s’entend ici dans le sens de respect profond et authentique des bases de nos pratiques martiales. (techniques, spirituelles, historiques, philosophiques…) .

Jin (bienveillance, générosité) :

La bonté ou la bienveillance suppose une attitude pleine d’attention pour autrui. Celle-ci doit être sans considération d’origine, d’âge, de sexe, d’opinion ou de handicap. Mais encore, le respect permanent des autres avec le souci de les honorer sans jamais leur causer de troubles ou de peines inutiles. Nous retrouvons ici le Bushi No Nasake, la sympathie ou la clémence du guerrier nippon. Celui-ci pouvait certes trancher de son sabre tout problème lui étant soumis. Mais il possédait également la possibilité de pacifier les esprits sans ôter la vie.

Quel Hakama pour la pratique de l’Aïkido?

Pour la pratique de l’Aïkido, le choix de la qualité du hakama résidera dans la qualité du textile utilisé. En effet la matière (coton, synthétique etc.) pourra influencer la fluidité de la pratique, notamment lors du travail au sol. Il existes ainsi quelques marques comme Tozando, ou Iwata, renommées pour la qualité de leurs Hakamas.

Quelle tenue d’aïkido porter et quels accessoires pour la pratique?

Le Keikogi

Keikogi, le vêtement d’entraînement souvent confondu à tort avec le kimono. C’est la tenue d’aïkido minimum pour pratiquer.

La tenue d’aïkido de base est le Gi (vêtement en japonais). Ou plus exactement le keikogi (vêtement d’entraînement), appelé à tort ‘kimono‘. Une veste et un pantalon, en toile de coton blanc composent le keikogi. C’est pourquoi il est d’aspect similaire à celui porté en judo : coton lourd à motifs “grains de riz” pour une bonne saisie sans risque de déchirement. Les manches sont plus courtes, afin de faciliter la préhension des poignets. Un Obi (ceinture) tiens la veste fermée. En Aïkido, elle est de couleur blanche pour tous les grades Kyus. En revanche, à partir du grade Dan 1er degré, le pratiquant portera un obi de couleur noire.

Les Zoris

Les zori, ne sont pas à proprement parlé un élément de pratique mais il permet de compléter la tenue d’aïkido lors des déplacements hors tatamis.
Les zoris, ne sont pas à proprement parlé un élément de pratique mais il permet de compléter la tenue d’aïkido lors des déplacements hors tatamis.

L’Aïkido est pratiqué pieds nus sur le tatami. Ainsi, pour se rendre sur cette surface, les pratiquants utilisent couramment des zoris. La paille de riz ou le jonc constituent la semelle. Il s’agit de sandales, avec des lanières généralement en velours. Disposez vos zoris perpendiculairement au tatami, pointes dirigées vers l’extérieur.

1er conseil : Apportez un petit signe distinctif à votre paire de zoris. Au moins, vous ne risquerez pas de les confondre avec celles d’un autre pratiquant.

2ème conseil : rappelez vous où vous posez vos zoris avant de monter sur le tatamis.

Le Hakama

Le Hakama, complémente la tenue d'aïkido, dès lors que l'aïkidoka à avoir quelques années de pratique.
Le Hakama, complémente la tenue d’aïkido, dès lors que l’aïkidoka à avoir quelques années de pratique.

Lorsque le sensei (professeur) estime que son élève a acquis un niveau technique satisfaisant, il peut l’autoriser à porter le hakama. Il s’agit d’un pantalon large comportant 7 plis (cinq devant, deux derrière), muni d’un dosseret rigide (appelé koshi ita).

Il est toujours uni, de couleur noire, parfois bleu indigo et finalise la tenue d’aïkido. Toutefois on le trouve dans de rare cas en blanc porté par O Senseï.

Porter le hakama implique une assurance dans les déplacements lors de la pratique sur les tatamis. Nouer un hakama requière parfois quelques tentatives infructueuses avant d’obtenir un rendu parfait. C’est à dire à la fois un bon maintient pendant toute la durée de la séance de travail ainsi qu’un soupons d’élégance 🙂

Les Armes (en bois)

Les armes sont des accessoires de travail. Seuls le tanto et le bokken peuvent être maintenus sur la tenue d'aïkido.
Les armes sont des accessoires de travail. Seuls le tanto et le bokken peuvent être maintenus sur la tenue d’aïkido.

Lors de certaines séances, l’aïkido propose l’étude du maniement des armes en bois. Ainsi, on trouve principalement de trois formes : le jo (bâton), l’aikiken ou bokken (sabre), et le tanto (couteau). Elles sont le reflet des armes réelles de part leurs dimensions.

Privilégiez autant que possible les armes en chêne du japon. Certes de prix un peu plus élevé, mais de bien meilleures qualité que les armes en bois bas de gamme qui risque de casser au premier impact.

Où trouver sa tenue d’aïkido ?

En conclusion, tous ces vêtements et accessoires composent la tenue d’aïkido. Tout magasin spécialisé en art martiaux propose des tenues d’aïkido. Parfois, les plus courants comme le keikogi, les zoris et les armes en bois sont disponibles dans certaines grandes enseignes sportives, à l’instar de décathlon par exemple.

Toutefois, le hakama est quand à lui un vêtement relativement spécifique. Notamment de par la qualité de sa confection, on le trouve exclusivement en boutique spécialisée (voir notre article spécifique dédié au hakama). Quoi qu’il en soit, privilégiez toujours une tenue dans laquelle vous serez à l’aise pour pratiquer.

« Do », la « Voie ».

Cela consiste en une ‘méthode de vie’, un enseignement, une voie pour se découvrir en profondeur.

Dans le but de libérer son esprit intérieur, il faut s’harmoniser avec le ciel et la terre et abandonner tout égocentrisme.

Bien plus que l’aspect physique, l’Art Martial trouve son essence dans les qualités d’esprit et de cœur.

S’engager sur la Voie, c’est choisir un des chemins qui conduisent vers le point de l’horizon. Et chacun cherchera le guide qui lui précisera le chemin.

Ces deux choix seront déterminants, sans qu’aucune certitude ne puisse être avérée. Tout réside dans la capacité à surmonter les obstacles et affronter les efforts, tel un funambule suspendu dans le vide.

La Voie n’est que matière à faire face à nous-même, et de franchir notre ‘zone de confort’. Surmonter les difficultés permettra au pratiquant le développement de sa volonté et sa capacité à progresser. Chaque revers n’est en fait qu’une aide sur cette Voie de l’accomplissement de soi. Ce qui implique nécessairement d’affronter ses propres défauts et faiblesses, et de maîtriser notre propre orgueil, nos doutes, notre impatience, voire notre lâcheté.

La déception et la ténacité sont les difficultés de notre évolution de pratiquant.

D’autant qu’intégrer un ‘Do’, une ‘Voie’, c’est également appliquer les principes dans sa vie quotidienne : garder à tout moment une posture harmonieuse, exempte d’apports superflus.